Jeudi 28 Février 2008
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Variantes proposées : Hold'em, Omaha, Omaha Hi-Lo 7 Stud, 5 Stud en Limit, No limit etPot Limit

Tournois : Sit n Go, Satellites, Multi-Tables principalement en Hold?em
Niveau des joueurs : Faible à moyen
Tables gratuites : Oui
Monnaies : Euro, Dollar, Livre, ...
Moyens de dépôt/retrait : CB, Virement, ...
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Variantes proposées : Hold’em, Omaha, Omaha Hi-Lo 7 Stud, 7 Stud Hi-Lo en grande majorité en Limit
Tournois : Sit’n Go, Satellites, Multi-Tables principalement en Hold’em
Niveau des joueurs : De nombreuses parties très faciles
Tables gratuites : Oui
Monnaies : Euro, Dollar, Livre, …
Moyens de dépôt/retrait : CB, Moneybookers, Neteller, Virement, Chèque, …
Dépôt minimum : 30 dollars
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publié par Chris publié dans : Poker
Samedi 23 Février 2008
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1. Un tirage au sort désigne le premier donneur et le signale par un bouton aussi appelé Dealer. La donne se fait dans le sens horaire. Les deux joueurs assis à gauche
du bouton postent chacun une mise d'office que l'on appelle les blinds. Il y a un petit
Blind (smallblind) et un SurBlind (bigblind)


2. Chaque joueur reçoit deux cartes fermées. Le joueur assis immédiatement à gauche du surblind parle en premier.

3. Quand votre tour est venu de parler, vous avez le choix entre suivre (call), relancer (raise)ou passer (fold). Si vous êtes le blindeur et si personnes n'a relancé, vous avez déjà misé la moitié de la somme requise pour rester en jeu et voir d'autres cartes. Si vous êtes le surblindeur et si personne n'a relancé, vous avez misé la somme requise pour rester en jeu et voir d'autres cartes, mais vous avez encore le droit de relancer. Si une relance à eu lieu avant vous, quelle que soit votre place, vous avez le choix entre sur-relancer (re-raise), suivre et passer. Les cartes de chaque joueur qui a passé sont retirées de la table.

4. Le Flop : le donneur affiche trois cartes ouvertes au milieu de la table. Les joueur qui sont encore en jeu tente de combiner ces cartes avec leurs deux cartes privatives pour former la meilleure combinaison possible. Commence un deuxième tour d'enchères. Si personnes n'a ouvert le tour, vous pouvez vous contentez de faire parole (check), ce qui vous permet de rester dans le coup sans rien payer. Mais si quelqu'un à ouvert, vous devez suivre ou relancer pour vous maintenir dans le coup et pouvoir voir la carte suivante. Si vous ne le faites pas, vous passez (fold) et vos cartes sont retirées de la table (muck).

5. Le Tournant (Turn) : une quatrième carte vient rejoindre le flop. S'ouvre un troisième tour d'enchères. Là encore, chaque joueur parle à son tour; pouvant checker, suivre, relancer ou passer selon les décisions des joueurs précédents.

6. La Rivière (River) : Une cinquième et dernière carte vient rejoindre le flop et le tournant. S'ouvre un quatrième tour d'enchères. Si un joueur se met à la hauteur d'un joueur adverse, il y a abattage des cartes et le pot (l'ensemble des mises) est attribué au joueur qui possède la meilleur main.

7. Si, à n'importe quel stade du coup, une enchère n'est suivi ni relancée par personne, celui qui là faite empoche d'office le pot sans être obligé de montrer ses cartes.

8. Quand le gagnant est désigné, le coup est terminé. Le bouton passe au joueur suivant et un nouveau coup commence. En tournois les blinds augmentent après un temps déterminé.
  • Chaque joueur présente une main de cinq cartes choisies parmi ses deux cartes privées et les cinq cartes du tableau (board). Le joueur peut inclure dans sa combinaison de cinq cartes ses deux cartes privées, ou une seule, ou même aucune s'il le désire (par exemple, lorsque la combinaison des cinq cartes du board est la meilleure qu'il puisse obtenir). Le joueur qui à la plus forte combinaisons de 5 cartes gagne le pot.

Ces 5 cartes sont soit
  • 2 cartes fermée + 3 cartes du tableau
  • 1 carte fermée + 4 cartes du tableau
  • Les 5 cartes du tableau

il faut donc réaliser une meilleure combinaisons de cinq cartes que ces adversaires, pour remporter un coup ou alors l'autre solution pour remporterun coup, est de ne plus avoir d'adversaire en face de vous. C'est à dire que tous aurons jeté leurs cartes à un moment du coup, avant la fin du dernier tour d'enchère la river. Vous pouvez gagnez un coup à la turn si personne ne suis vos enchères. Le coup s'arrête alors à la turn et personnes ne voit vaut cartes fermées sauf si vous décidez de les montrer.

 
Structure des enchères

Il existe trois structures d'enchères différentes :

Limit, No-limit et Pot limit

Limit C'est la structure généralement utilisée en cash games. Les mises et les relances effectuées par le joueur sont prédéfinies. Durant les deux premiers tours de mise, la mise prédéfinie est le small bet (petite mise) et durant les deux autres, le big bet (grosse mise). Les relances seront aussi égales à ces mises. Une table limit de poker Texas Hold'em se caractérise par ses deux bets. Les blinds sont calculés par rapport à ceux-ci, le big blind correspond au small bet et donc le small blind à la moitié.

Par exemple, une table 1€/2€ :
  • small blind : 0,5€
  • big blind : 1€
  • small bet : 1€
  • big bet : 2€
Une table limit est en général également limitée dans le nombre de surenchères (raise et re-raise). Cette limite est souvent d'une mise (bet) et de trois ou quatre surenchères.
No limit Les mises et les relances sont libres (Une table no limit se caractérise par ses blinds puisque les bets des tables limit n'existent pas), ce qui favorise le bluff. Un joueur peut même miser tout son avoir en une seule fois. On dit alors qu'il est all-in (tapis). Si un joueur suit un autre joueur qui a misé plus que le tapis du premier, il y a création d'un side pot (pot annexe). En effet, on ne peut jouer qu'à hauteur de son tapis.

Pot limit Structure pratiquement semblable au no limit, sinon que la relance maximale autorisée est égale à la valeur actuelle du pot, ce qui permet d'éviter une inflation trop rapide du pot pré-flop.

 
Les mains du Texas Hold'em sont, par ordre de valeur:
 
 Flush Royal
C'est la meilleure main qui puisse exister au poker. As, Roi, Reine, Valet et 10. Tous de la même couleur.





 Quinte Flush
Toute séquence de 5 cartes, de la même couleur. (par exemple : 7, 8, 9, 10 et Valet de coeur).





 Carré

Quatre cartes de la même valeur (par exemple : quatre Rois).






 Maison pleine (Full House)

Un brelan (3 cartes de même valeur) et une paire. (par exemple : 8, 8, 8 et 3,3). Si deux joueurs ont une Maison pleine, le gagnant est celui qui a le brelan de la plus haute valeur.




Flush
Cinq cartes de la même couleur, mais dans le désordre. (par exemple : 2, 5, 7, Valet et Roi).



 Quinte (Straight)
5 cartes dans l'ordre. Les cartes peuvent être de n'importe quelle couleur. (par exemple : 3 de carreau, 4 de coeur, 5 de carreau, 6 de trèfle et 7 de pique).




 Brelan

Trois cartes de la même valeur (par exemple : Reine, Reine, Reine).






 Deux Paires

Deux paires séparées (par exemple : Valet, Valet et Roi, Roi). Si deux joueurs ont deux paires, la main qui possède la paire la plus forte gagne.


PaireDeux cartes de la même valeur (par exemple : 10,10).
 
 


Carte haute
Si une main de poker ne comprend aucune des combinaisons ci-dessus, sa valeur est déterminée par sa carte la plus haute

 


publié par groferpoker publié dans : Poker
Mardi 19 Février 2008
Les outs (ou sorties) sont les cartes qui restent dans le jeu et qui pourront vous faire gagner la main. Cela vous permet de connaître les probabilités d'améliorer votre jeu sur les prochaines cartes à sortir. Cela vous permettra de faire un choix "réfléchi et calculé".

PROBABILITES d'AMELIORER SON JEU

OUTS TURN (%) RIVER (%) TURN ou RIVER
       
20 42,6 43,5 67,5
19 40,4 41,3 65
18 38,3 39,1 62,4
17 36,2 37 59,8
16 34 34,8 57
15 31,9 32,6 54,1
14 29,8 30,4 51,2
13 27,7 28,3 48,1
12 25,5 26,1 45
11 23,4 23,9 41,7
10 21,3 21,7 38,4
9 19,1 19,6 35
8 17 17,4 31,5
7 14,9 15,2 27,8
6 12,8 13 24,1
5 10,6 10,9 20,4
4 8,5 8,7 16,5
3 6,4 6,5 12,5
2 4,3 4,3 8,4
1 2,1 2,2 4,3


On retrouve souvent les grands champions en table de final de Poker. Et ce n'est pas un hasard si ce sont souvent les mêmes. Ces champions calculent en permanence leurs possibilités de jeu et optimisent un maximum leurs chances de gagner.
Devenez un fin stratège et concentrez vous sur le calcul des probabilités, cela vous sera d'une grande aide dans les moments difficiles et cela vous aidera dans les décisions que vous prenez.
publié par groferpoker publié dans : Poker
Mardi 19 Février 2008

Les Paires d’As, de Rois, de Dames sont des mains très fortes avec lesquelles il faut savoir doser ses relances pour minimiser les risques d’être battu par des mains inférieures tout en tâchant d’extraire le maximum des bons jeux susceptibles de payer.


On joue quelquefois des heures entières juste pour l’émerveillement de découvrir l’une de ces mains exceptionnelles que sont les paires d’As, de Rois, de Dames et, dans une moindre mesure, la paire de Valets. Statistiquement, vous avez 0,45% de chances d’ouvrir une paire spécifique, en l’occurrence ici une de ces paires, soit une fois toutes les 221 mains (voir page Statistiques). Donc, en théorie, vous recevrez l’une de ces 4 paires spécifiques environ une fois toutes les 55 mains (221/4 = 55,25). Soit à peine 6 tours d’une table pleine de 9 joueurs ! On ne jurerait pas, et pourtant…


Mais quand ces paires pointent le bout de leur nez, surtout pas d’emballement et pas de précipitation. Car ces oiseaux rares sont souvent l’occasion de réaliser un profit substantiel, pour peu que l’on prenne le temps de réfléchir à la meilleure façon de les jouer en fonction de sa position, de son tapis et de la table. Or, les débutants (et quelques autres) sont si souvent terrorisés à l’idée de voir leurs As et autres grosses paires « brisés » par des mains de départ très nettement inférieures qu’ils font des relances démesurées (le fameux overbet), si bien qu’ils ne récoltent plus que les blindes. Dommage, non ? Le pendant inverse n’est d’ailleurs pas moins fréquent : par peur de n’être pas suivi, certains ne relancent pas pré-flop, ou alors font des relances si timides qu’elles sonnent comme une invitation ! Loin de toute stratégie, ces deux types de comportement relèvent de l’émotion pure : les très grosses paires sont une telle rareté qu’on ne veut pas les « gaspiller ».


Il existe bien entendu un juste milieu entre ces deux approches extrêmes et aussi maladroites l’une que l’autre. Voyons donc comment jouer ces paires de la façon la plus profitable possible, et dans quelle mesure il est judicieux ou pas de faire un slowplay avec ces mains de tout premier choix. Nous tenterons également de savoir s’il faut considérer la paire de Valets comme une grosse paire ou plutôt comme une paire intermédiaire.


AA, American Airlines

LA meilleure main de départ possible au Hold’em. 94,1% de chances de l’emporter face à AR, 89% face à deux cartes inférieures, 82% face à une autre paire et enfin 77% de chances de gain face à deux petits suited connectors ! Les chiffres sont éloquents, la paire d’As est l’écrasante favorite de n’importe quelle confrontation. Et si elle peut supporter un rival supplémentaire, les choses se compliquent sérieusement dans un match à quatre joueurs, et les chances de la paire d’As chutent de façon notable. C’est pourquoi, si grande soit la tentation d’attirer le maximum de clients dans le coup et de faire un slowplay avec votre paire d’As, n’y succombez pas : relancez avant le flop. Car un accident est vite arrivé… Par exemple, en ne mettant pas hors course la grosse blinde qui, avec 6-7 dépareillés et un flop 4,5,8 sans tirage couleur, vous vous exposez à laisser filer tout votre tapis (presque) sans vous méfier. Donc, la relance pré-flop vous permet de chasser les mains moyennes et de tirage, qui peuvent vous faire très mal quand elles touchent, tout en vous assurant de conserver l’avantage originel de vos As. 


Outre ces aspects « préventifs », une relance pré-flop digne de ce nom (3 à 4 fois la surblinde) a aussi pour objectif de grossir le pot que vous vous apprêtez à remporter. Car en toute logique, si votre relance est substantielle, vous ne devriez être payés que par des mains solides par une belle paire (Dix et au-delà), ou par de gros suited connectors du type RD assortis. Dans la majorité des cas, vous affronterez donc un à deux adversaires, rarement plus ; contre lesquels vous êtes favori avec le type de mains évoquées, et qui risquent fort de payer toutes vos mises si le board est inoffensif pour le détenteur de la paire, ou si les gros connectors ont trouvé leur top pair.

Et si personne ne suit votre relance pré-flop, cela ne peut vouloir dire que deux choses. La première, la plus triviale, est tout simplement que personne n’avait un jeu qui méritait que l’on vous suive ; et, aussi frustrant que ce puisse être de ne ramasser que les blindes ou les mises de quelques limpers, dites-vous bien que vous sentiriez autrement plus lésé si votre paire d’As perdait contre une main du type 7-8 ou 9-10 dépareillés ! La seconde, que vous relancez trop rarement pour ne pas être « grillé » quand vous le faites. En d’autres termes, cela signifie que vous êtes frileux et prévisible. Ce qui n’est jamais bon au poker !


KK, King Kong

Tout comme la paire d’As, la paire de Rois ne supporte pas trop de compagnie. Il vous faut donc restreindre le champ d’action en relançant avant le flop (toujours au minimum 3 fois la surblinde), et ce depuis n’importe quelle position. Si vous avez plusieurs limpers avant vous, votre relance doit être plus importante encore car une cote intéressante pourrait finir par allécher beaucoup trop de monde à votre goût. Si vous êtes dans les premiers de parole et que vous subissez une sur-relance, ripostez en sur-relançant à votre tour ; de même, si un joueur parmi les premiers de parole relance, n’hésitez pas à le sur-relancer. Car il est à peu près sûr qu’à ce stade, vous avez la meilleure main de départ (bien sûr, les rencontres-catastrophe AA vs RR existent, mais elles sont somme toute assez rares).

Et tout comme la paire d’As, la paire de Rois est une main idéale pour « attraper » les jeux du type top pair/top kicker. Ainsi, si vous êtes callé par une un joueur ayant AV assortis et que le flop est V-x-x, votre adversaire aura le sentiment d’avoir le meilleur jeu. C’est ici que le slowplay prend tout son sens. Car il vous suffit de laisser votre adversaire mener la danse, de lui donner l’illusion qu’il a le meilleur jeu pour finalement le cueillir en lui tombant dessus au turn ou même à la river.

Passé l’effet de surprise, il pensera à un bluff de nécessité ou se dira qu’après tout ce qu’il a investi dans le coup, il ne peut décidément pas se coucher avec ce qui est, somme toute, un bon jeu. Dans un cas vous lui prenez tout, dans l’autre vous le forcez à réaliser un fold difficile et pénible.

Mais le problème avec la paire de Rois, c’est qu’elle s’effondre face à un As.
Or, typiquement, votre relance sera suivie par les joueurs ayant une paire, mais aussi par des mains du type AR, AD, voire AV. Et même si vous êtes largement favori face à ces mains (70/30), si un As venait à tomber au flop, vous êtes battu. Mais attention ! Cela ne signifie pas qu’à chaque fois qu’il y a un As au flop votre paire de Rois ne vaut plus rien. D’abord parce que vous pouvez toujours toucher un Roi (si, si, ça arrive). Ensuite et surtout parce que rien ne dit que votre adversaire a un As en main ! Il peut avoir suivi avec une paire inférieure, une main de tirage du type 10V assortis… Si vous lui faites sentir que l’As vous effraie, alors il lui suffira de vous bluffer. Mais si vous « sentez » qu’il a un As, alors laissez tomber et jetez votre paire de Rois sans remords et surtout sans un centime de plus. La meilleure façon de savoir si votre adversaire a un As ? La mise au flop. Si vous êtes premier de parole, misez par exemple la moitié du pot. S’il suit (voire relance), méfiez-vous, il a de bonnes chances d’avoir touché son As ou tout autre gros jeu.

Et si vous êtes second à parler, testez-le : misez s’il checke, et relancez-le s’il mise. Vous serez ainsi assez vite fixé… Au poker, il ne faut jamais oublier que les mises ne sont ni plus ni moins que des questions que l’on pose à ses adversaires : assumeras-tu mon enchère ? as-tu le meilleur jeu ? Et ils nous répondent exactement de la même manière

Ces Dames sont dangereuses


La paire de Dames, en tant que main très forte, mérite elle aussi une solide relance pré-flop. Toujours pour se protéger des mains moyennes et marginales, pour limiter le coup à deux ou trois joueurs au maximum et pour grossir le pot. Mais ici, vous espérez aussi avoir écarté les mains du type RV ou A5, car les Dames, elles craignent à la fois les As et les Rois au flop.

Si un joueur se contente de suivre, et que le flop ne comporte ni As ni Roi (ce qui sera le cas les deux tiers du temps), alors jouez vos Dames comme les As ou les Rois : en misant. Vous gagnerez le pot arrêté si votre (ou vos) adversaire(s) n’a rien touché, piégerez celui qui aura top pair/ top kicker, et ferez commettre une faute à celui qui vous suivrait sur un hypothétique tirage. 

Cependant, à la différence de la paire d’As ou de Rois, la paire de Dames, quand elle est sur-relancée, ne peut guère faire mieux que de se contenter de caller dans le meilleur des cas. Car contrairement aux As et aux Rois, elle ne peut guère être sûre d’être la meilleure à ce stade, en particulier si la sur-relance vient d’un joueur réputé plutôt tight. Elle peut se retrouver face à AA, RR et, plus souvent, face à AR. Battue à contre 1 par les paires supérieures, la paire de Dames a à peine plus d’une chance sur deux face à AR. Si vous pouvez vous permettre de risquer votre tapis sur un coin flip* en cash game, il vous faudra y réfléchir à deux fois en tournoi, en particulier si votre survie est menacée. Mais les pros vous l’expliqueront mieux (voir encadré).

Comme vous pouvez le constater, le niveau de complexité de vos décisions augmente à mesure que la hauteur de votre paire diminue… Descendons encore d’un cran pour nous pencher sur la paire Valets.


Les Valets, des subalternes ?


La paire de Valets est sans aucun doute la plus difficile à jouer. En ce qui la concerne, la théorie se réduit à peu de choses près à un no man’s land. Normal, c’est une paire relativement « bâtarde » : ni tout à fait une grosse paire, ni tout à fait une moyenne. En effet, la moitié du temps, le board contiendra une carte supérieure au Valet, et l’autre moitié la paire de Valets sera une overpair.

Alors, comment aborder ces Valets un peu casse-pieds ? De trois façons principales, selon votre position et les éventuelles relances adverses.

La première : la relance pré-flop. Si elle vous garantit le gain du pot arrêté, tant mieux. La bataille, qui s’annonce généralement rude avec les Valets, n’aura pas lieu. Si vous êtes suivi, soyez prêts à miser même si le flop comporte une overcard, car sinon, pourquoi relancer ? En effet rien ne sert de relancer pour finalement afficher votre faiblesse en checkant sur un flop musclé ; autant avouer tout de suite à votre adversaire que vous avez une paire inférieure en main. S’il joue au Hold’em depuis un peu plus d’une semaine, il devrait normalement en profiter pour miser, et ce quelles que soient ses cartes ! Et là, il vous sera en toute logique assez difficile d’assumer son enchère…

La seconde : limper. Si le flop affiche des cartes du type 10-4-2 et qu’un adversaire a A10, le coup pourrait alors s’annoncer assez sanglant…pour lui ! Car il y a assez peu de chances pour qu’il vous mette sur une overpair de Valets cachée. De même si vous touchez votre brelan au flop et qu’un joueur, lui, trouve top pair/top kicker, vous pouvez faire un carnage si vous vous y prenez habilement.

La dernière : le fold. La paire de Valets n’étant tout de même pas une paire de Deux, ne passez que si deux autres joueurs entrent dans une compétition de surenchères qui n’augure rien de bon pour vous. En effet, si l’un d’eux a peut-être AR, l’autre a forcément une paire supérieure aux Valets.

* Coin flip : coup à pile ou face
 
Paroles d’Experts en Femmes
Cinq pros nous livrent leur façon d’appréhender et de jouer la paire de Dames, « une main de premier ordre qui peut causer des problèmes de premier ordre »*, selon la formule du champion Erik Seidel.

* It’s a premium hand that can cause premium trouble.

Men « the Master » Nguyen, 6 bracelets WSOP :
La stratégie est différente selon que vous êtes en début, en milieu ou en fin de tournoi. En début de tournoi, je conseillerais de miser all-in face à une relance, en espérant ne pas tomber sur la paire d’As ou de Rois. En milieu de tournoi, face à une relance, je déconseille le all-in, surtout si les profondeurs de tapis sont élevées. Mieux vaut tenter une sur-relance et attendre la réaction de votre adversaire, dont vous devriez, à ce moment-là, savoir s’il est un joueur serré ou très agressif et aviser en fonction de ces deux paramètres (sa réaction et son profil). En table finale, tout dépend de votre stack. Si vous êtes parmi les derniers en termes de jetons, le all-in s’impose. Sinon, contentez-vous de caller et de voir le flop. »

Antonio Esfandiari, 1 bracelet WSOP, 1 titre WPT :
« La paire de Dames est une main très forte, et le plus souvent, ce sera la meilleure main pré-flop. Mais si vous vous faites sur-relancer très fort avant même le flop, alors vous êtes peut-être battu. Jouez-la donc à la fois agressif et prudent ! »

Annie Duke, 1 bracelet WSOP :
« La façon de jouer une paire de Dames est indissociable de la situation. Mais, d’une façon générale, je ne m’emballe que rarement avec une paire de Dames. Au contraire, j’aurais même tendance à la sous-jouer pour créer la surprise et remporter un gros pot.

Avant que le poker ne soit si populaire, la paire de Dames n’était pas considérée comme une main extrêmement forte. Par exemple, c’est une main qui était régulièrement couchée face à un all-in. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas et je crois que c’est dû à la télévision, qui donne une vision un peu déformée du jeu car les retransmissions ne concernent que les tables finales et les formats short handed, où la valeur des mains de départ n’est plus du tout la même. » 

Juha Helppi, 1 titre WPT :
« Même si j’aime jouer la paire de Dames de façon agressive, mais dans les tournois d’importance, il m’est arrivé assez souvent de jeter ma paire face à une grosse sur-relance. Car si l’on réfléchit bien, la plupart des relances et sur-relances viennent de la paire d’As, de Rois, de Dames, de Valets et AR. Les As et les Rois dominent ma main, les Dames, peu probable, car j’en ai déjà deux, et face à AR, c’est quasiment un coup de pile ou face. Il n’y a donc que contre la paire de Valets que je suis favori. Bien entendu, si le sur-relanceur est short stack, je suis, mais si les profondeurs de tapis sont grandes, je préfère encore me coucher. »

Paul Phillips, 1 titre WPT :
« Je fais comme si j’avais une paire d’As, mais je me laisse la possibilité de décider que mes Dames sont en fait des Deux si mon adversaire semble penser que ses cartes ressemblent davantage aux As que les miennes ». Bien dit !


publié par groferpoker publié dans : Poker
Mardi 19 Février 2008
Qu’il s’agisse d’une partie d’argent ou d’un tournoi, la stratégie adoptée avant le flop au No Limit Hold’em conditionne énormément le jeu. C’est pourquoi il vaut mieux faire un  minimum de faux pas lors de cette étape cruciale qui précède le dévoilement du board.Live Poker expose pour vous les erreurs à éviter pour bien démarrer chaque coup.
  1. Regarder ses cartes avant son tour de parole

C’est une erreur fréquente chez les débutants. Or, en vous précipitant sur vos cartes, vous passez à côté d’un tas d’informations et de tells, qui pourraient se révéler précieux dans votre prise de décision. De plus, vous êtes susceptible d’en émettre vous-mêmes en découvrant vos propres cartes.

  1. Ne pas être attentif à ce qui se passe à la table

Vous devez non seulement être attentif aux réactions de vos adversaires au moment de la distribution des cartes, mais aussi durant tout le jeu, même lorsque vous n’êtes pas impliqué dans le coup : leur niveau de jeu, leurs réactions, leurs mises, leur profil… Tel adversaire a-t-il un jeu plutôt loose ou plutôt serré ? Tel autre est-il à ranger dans la catégorie « passif » ou « agressif » ? Untel a l’air bien nerveux, et le petit jeune flambeur susceptible de tilter très vite… Telles sont les questions que vous devez vous poser et les observations que vous vous devez de faire Ces efforts vous demanderont une concentration de tous les instants mais s’avérera nécessairement payant, car les tells de vos adversaires, leur schéma de jeu et leur stratégie se dévoileront alors progressivement à vous pour finalement ne plus avoir de secrets.

  1. Négliger la position

La position est une des notions fondamentales du poker. La maîtriser vous permettra de l’exploiter au mieux. Ainsi, être au bouton est la position la plus confortable et la plus forte : tous les joueurs (à l’exception des blindes) ont « parlé », vous avez donc à votre disposition un maximum d’informations. A votre tour de parole, vous pouvez alors suivre des relances que vous n’auriez pas suivi dans une position plus exposée, ou encore effectuer vous-même des relances que vous n’auriez pas osées en début de parole. C’est d’ailleurs la position idéale pour voler les blindes, ou sur-relancer les continuation bets classiques.
A l’inverse, les premiers de parole sont dans des positions très exposées. A ces places, impossible de caller avec des mains marginales, ou même moyennes, car vous risquez fort de subir une ou plusieurs relances en cours de route. Et à moins d’avoir une main très forte (type AA, RR, DD ou AR), il n’est généralement pas recommandé de relancer mais de sagement caller.

  1. Payer toutes les relances sans réfléchir

Les Anglo-Saxons appellent les joueurs qui payent tout, et tout le monde, des « calling stations ». C’est ce que certains joueurs, même avec un peu d’expérience, ne peuvent s’empêcher de faire, mais c’est un travers que l’on retrouve surtout chez de nombreux débutants. Le résultat de ces « cold call » ? Imparable. Sauter très vite s’il s’agit d’un tournoi, ou finir à sec tôt ou tard en cash game.

  1. Se contenter de toujours caller et ne jamais sur-relancer

C’est la marque des joueurs faibles, et le plus gros aveu de faiblesse que l’on puisse concéder à une table de poker, et en particulier au No Limit Hold’em, le jeu de domination par excellence. Si vous vous contentez de suivre les relances, même avec des mains très fortes, vous permettez à vos adversaires d’avoir l’ascendant sur vous, et vous leur offrez de plus l’avantage de l’initiative. La sur-relance est une méthode classique mais efficace de sonder et tester votre adversaire, d’avoir une meilleure visibilité sur son jeu : s’il passe, vous n’avez plus de questions à vous poser ; s’il suit, vous pouvez parier qu’il a soit une grosse paire, soit de très grosses cartes connectées. Et s’il vous sur-relance à son tour, autant dire qu’il a une paire d’As ou au minimum une paire de Rois en main ! Notez que ce schéma de jeu est aussi parfaitement valable durant le coup.
Pour finir, bannissez les relances timides ou édulcorées. Une relance digne de ce nom  s’estime au minimum à trois fois le montant de la grosse blinde.

  1. Se laisser manger par les blindes

… parce qu’on a un long cycle de très mauvaises mains. Spécifique à une configuration de tournoi, c’est l’une des situations les plus lassantes et les plus agaçantes qui soient. De celles qui peuvent vous faire tilter au quart de tour. Dans ce cas de figure, il vous faut saisir votre chance et tenter quelque chose avant de vous retrouver dans la « zone rouge », c’est-à-dire avec un tapis inférieur à 10 grosses blindes. Dès la première main convenable, telles que des grosses cartes connectées ou un As dans la main, même mal accompagné, envoyez le tapis. Ou pour « gratter » les blindes, ou pourquoi pas pour doubler vos jetons. Mais attention ! Ne le faites que si le pot n’a pas déjà été relancé et dans une position relativement sûre, soit  proche du bouton.

  1. Limper avec des mains fortes et/ou sous-jouer ses grosses mains

… et laisser la grosse blinde battre votre paire de Rois avec 9-2 parce qu’elle aura floppé deux paires ? Pas question ! Pour éviter ce genre de mésaventure très fâcheuse, il faut absolument relancer avant le flop. N’oubliez pas que même une paire d’As n’a plus du tout la même valeur quand 10 joueurs sont impliqués dans le coup (31% de chances de remporter le coup contre 85% en head’s up). Pour mettre toutes les chances de votre côté lorsque vous avez une forte main, il vous faut restreindre le champ de bataille et isoler un ou deux adversaires au plus ; ce qui implique une relance propre à faire passer les blindes, les mains intermédiaires et les petites mains connectées qui veulent voir le flop pour pas cher et qui risquent de vous faire très mal si elles touchent.
En revanche, vous pouvez rester en embuscade si la plupart des joueurs ont passé avant votre tour de parole. Sans quoi votre grosse main risque fort de ne vous rapporter que les blindes.

  1. Voler trop de coups

Excès de confiance, péché d’orgueil… Toujours est-il que voler impunément trop de coups est souvent le fait de joueurs aguerris, qui tendent trop souvent à sous-estimer leurs adversaires. Et même si leur expérience et leur technique les place au-dessus du lot, même si leur lecture du jeu adverse leur autorise des moves et des bluffs que le commun des joueurs ne saurait entreprendre, il arrive forcément un moment où ces professionnels autoproclamés tombent sur un os. Car ils oublient parfois que leurs adversaires eux aussi ont des cartes en main, et qu’ils peuvent dégainer des Rockets !

  1. Ne pas voler assez de coups ou de blindes

Le pendant inverse est tout aussi préjudiciable, en particulier en tournoi, où ce type de procédé est indispensable à votre survie. Typiquement, si tout le monde a passé jusqu’à vous et que vous êtes soit au bouton, vous devez relancer à peu près 2 fois sur 3. Et la troisième fois, de deux choses l’une : ou vous n’avez pas de main décente, auquel vous passez, ou vous avez des cartes intéressantes, auquel cas, contentez-vous de caller. Il y a fort à parier que, excédée par le vol de blindes et face à ce qui pourrait passer pour un « aveu de faiblesse » de votre part, la petite ou la grosse blinde décide de vous agresser avec une main même moyenne. Vous l’aurez subtilement forcé à choisir le mauvais moment…
Le vol de blindes est tout aussi possible au cut off, car non seulement le vol est moins évident, mais en plus vous coupez l’herbe sous le pied au bouton en lui ravissant son avantage.
Dans le même ordre d’idées, il faut naturellement tenter de voler un ou deux coups dans la partie (de préférence des gros coups), mais rarement davantage.

  1. Miser trop fort pré-flop
Vous annoncez de façon quasi limpide que vous avez :
  • soit une moyenne paire que vous voulez protéger à n’importe quel prix, pourvu que vous ne soyez pas suivi !
  • soit une très grosse paire que vous ne savez pas trop comment jouer, et que vous relancez à l’assommoir si bien que vous ne serez pas payé (sauf, si cela est possible,  par un joueur une main meilleure que la vôtre). Or, il faut savoir doser ses relances pour rentabiliser vos belles mains. Vous reconnaîtrez que ce serait somme toute bien dommage que votre Rocket Pockets, pour une fois qu’elle daigne se montrer, ne vous rapporte rien !

Dans ces deux cas, vous affichez la faiblesse, la maladresse et l’inexpérience type des joueurs qui ont peur de négocier des flops, parce qu’ils ne savent tout simplement pas le faire.

  1. Compléter automatiquement à hauteur de la grosse blinde
C’est une erreur grossière qui peut vous coûter cher, en tournoi comme en cash game.
  • En tournoi : le gaspillage de jetons est à proscrire, en particulier dans les stades avancés de la compétition où les blindes sont élevées. Ne callez donc pas avec 6-4 dépareillés juste parce que vous y êtes déjà de moitié et dans l’espoir un peu fou de flopper une suite miracle !
  • En cash game : si vous preniez le temps de calculer ce que cette pratique apparemment sans importance vous coûte sur une session de 4 heures, vous seriez sans doute effaré ! Mais pire que cela, caller avec une main que vous auriez à peine daigné regarder dans d’autres circonstances comme (3-4 offsuit*) peut tourner à la catastrophe. Car vous pourriez tomber sur un flop tentant, un tirage à la quinte par les deux bouts par exemple, payer jusqu’à la dernière pour finir sans même une paire et avec une hauteur 4 ! Idem pour un tirage couleur, que vous pourriez compléter sans qu’il soit pour autant gagnant, parce qu’un autre joueur est sur le même tirage que vous mais évidemment avec une meilleure hauteur. Et là, patatras ! Il y a de grandes chances pour que tout votre tapis y passe…
  1. Sur-protéger sa blinde

C’est vrai, se faire « voler » sa blinde systématiquement par le même joueur arrogant, c’est agaçant ! Mais inutile pour autant de suivre une mise inconsidérée avec une main qui l’est plus encore. Dites-vous seulement que la blinde que vous avez engagée ne vous appartient plus : c’est ni plus ni moins le prix du jeu. Un peu comme la taxe d’habitation, la blinde est une sorte de taxe d’« occupation » du siège à la table, en somme. Alors, attendez plutôt d’avoir du jeu pour surprendre votre adversaire, et le sur-relancer. Vous lui ferez le coup de l’arroseur arrosé !

  1. Etre prévisible

Seuls les joueurs assez confirmés, voire les professionnels, sont capables de varier suffisamment leur jeu pour surprendre en permanence leurs adversaires. Même si vous ne faites pas (encore !) partie de ceux-là, il faut vous contraindre à changer de « mode » de jeu : varier les mises, relancer avec des mains très différentes (et pas uniquement avec AR ou une grosse paire, sans quoi vous êtes immédiatement grillés), comme des suited connectors ou d’autres mains intermédiaires à fort potentiel de tirage (comme 10-V). Tentez des moves un peu déstabilisants pour vos adversaires, comme un check-raise sur une relance adverse. Et souvenez-vous : quand vous êtes l’agresseur du coup, le moins vous montrerez vos cartes, le plus vos adversaires se poseront de questions sur votre façon de jouer ! Rien de mieux pour brouiller les repères…

  1. Ne pas savoir passer

Il est vrai qu’il est quelquefois bien difficile de coucher une paire de Dix ou de Valets avant le flop. Or, les experts estiment que lors d’un tournoi, vous devez pouvoir passer jusqu’à la paire de Dames si votre tapis est menacé ! Car si vous avez affaire à une très forte enchère (et généralement même à une  surenchère) très assurée avant le flop, il y a de grandes chances pour que vous vous retrouviez face à une paire de Rois ou d’As contre laquelle vous serez perdant 8 fois sur 10. Bien sûr, votre adversaire pourrait n’avoir qu’AR en main et la jouer comme une paire d’As (beaucoup de joueurs adoptent, à tort, cette façon de faire) ; mais voulez-vous vraiment prendre le risque d’être renseigné ? A moins bien sûr d’avoir un tapis qui couvre largement celui de votre adversaire…
Il va donc sans dire qu’en tournoi (mais c’est quelquefois aussi valable en cash game), il vaut mieux jeter sa petite paire de Cinq, ou même une paire moyenne telle qu’une paire de Neuf, si le déroulement des enchères vous laisse penser à coup sûr que vous êtes battu par une paire supérieure. Ne pas trop compter sur l’une des deux cartes miracles qui vous feraient gagner car, en lecteur assidu de Live Poker que vous êtes, vous savez que vous n’avez que 12% de chances de trouver votre brelan…
De même, si vous n’avez pas l’initiative du coup et que vous êtes en tirage (couleur ou quinte), la raison recommande de passer, à moins que la cote proposée soit en adéquation avec vos chances d’amélioration (1 sur 3) et que vous ne soyez pas short-stack.

  1. Jouer trop serré

Jouer « solide », c’est bien. Mais jouer trop solide et trop serré peut se retourner contre vous, et ce de plusieurs façons. D’abord, en vous faisant bluffer et voler vos blindes plus que n’importe qui d’autre à la table, parce que l’on sait que vous n’entrez dans le coup ou ne payez une enchère qu’avec des mains énormes. Au final, cette image de joueur très serré peut se transformer pour donner l’image d’un joueur faible.
Ensuite, précisément parce que vos adversaires ont cette connaissance de vous, vous devenez parfaitement lisible. Si vous êtes impliqué dans un coup, votre adversaire se méfiera de vous comme la peste et vous risquez de ne pas lui prendre grand-chose. Si vous relancez avant le flop, vous ne serez sans doute suivi que par une personne ayant une des 5 meilleures mains de départ.
Enfin, si vous comptez uniquement sur les grosses mains pour grossir votre tapis, vous risquez d’être déçu ! Car si ces mains-là peuvent effectivement vous faire remporter de gros pots une fois de temps en temps (encore faut-il en avoir !), ce sont les mêmes qui peuvent sérieusement entamer votre stack en cas d’accident. Tous les experts vous le diront, la meilleure façon de monter son tapis est de gagner plusieurs petits coups « à la régulière », et d’en voler d’autres !

  1. Ne pas tenir compte des tapis adverses

Même si cela peut paraître assez évident de prime abord, c’est une règle de base qu’il ne faut jamais perdre de vue : toujours évaluer le tapis de votre (vos) adversaire(s) lors d’un coup. En cas de bluff, veillez à ne pas agresser le chipleader officiel, qui vous le fera payer tôt ou tard (ni le suiveur patenté, qui vous payera jusqu’à la dernière avec sa paire de Quatre, quel que soit le board). Jetez plutôt votre dévolu sur les petits tapis, qui sont des cibles faciles, dont vous pouvez vous attendre à ce qu’ils jettent leurs cartes s’ils n’ont pas le meilleur jeu ou presque, de peur de voir leurs derniers jetons passer à l’ennemi. Et si vous avez un jeu moyen, évaluez rapidement le tapis de votre adversaire dès le début du coup, pour savoir ce qu’il peut vous coûter et ce que vous êtes prêt à investir ou pas pour défendre votre main.

  1. Toujours jouer A-X, X étant une petite carte

Certains joueurs sont surexcités dès qu’ils ont un As entre les mains, quelle que soit la carte qui l’accompagne (il existe même des joueurs qui refusent de regarder leur deuxième carte dès lors qu’ils ont découvert l’As, si, si !). Ils se sentent forts et peuvent quelquefois payer n’importe quelle relance, surtout s’ils n’ont vu que des « poubelles » depuis un petit moment. Et si le kicker est, par « chance », de la même couleur que l’As, alors toutes les folies sont permises… Certes, ils toucheront une couleur max de temps à autre, mais au prix de combien de mains de ce type jouées et perdues ! Car sur une table pleine, il y a très probablement d’autres As dans les mains d’autres joueurs, avec des kickers meilleurs. Et si un As apparaît au flop, que faire ? Impossible de se situer par rapport à un adversaire qui a visiblement lui aussi la top pair (à moins d’avoir eu la chance de toucher deux paires), et comment se résoudre à jeter sa main quand on touche si, après tout, on ne joue A3 offsuit que pour voir un As (et sûrement pas un Trois !) ? Pour vous éviter ce genre de maux de tête, une seule solution : jeter ce type de mains face à une relance et ne limper que si le pot n’a pas été relancé.

  1. Sur-évaluer la force de sa main, ou en « tomber amoureux »

Dans la lignée des joueurs qui ne lâchent que rarement A-X, à cause de l’As, il en existe qui ont tendance à sur-évaluer certaines familles de mains. Typiquement, un As accompagné d’une figure, comme AV. Beaucoup de joueurs sont prêts à engager leur tapis avec cette main, ignorant que c’est une main moyenne ! Et même avec AR, selon la configuration du jeu et l’adversaire, la réflexion s’impose… N’oubliez pas qu’AR (et à fortiori AQ ou AV) n’est pas une main faite. Ce n’est qu’une main de tirage, outsider d’une confrontation contre n’importe quelle pocket, même la paire de Deux.
Des mains comme RtDt sont de belles mains, très esthétiques, desquelles on tombe facilement amoureux, mais qui ne valent plus grand-chose sur un flop Ak-7c-3p, donc jetez-la sans la moindre hésitation. Idem pour les paires, même fortes (VV, DD), qui ne rencontrent pas un flop favorable et qui se heurtent à de fortes velléités offensives.

  1. S’obstiner à jouer les petites paires

… qui ne gagnent jamais sans amélioration (c’est-à-dire sans toucher un brelan, et au flop s’il vous plaît), soit 1 fois sur 8 environ (12%). Le reste du temps, donc la majorité du temps, vous perdrez de l’argent à vouloir les jouer coûte que coûte, au prix de presque n’importe quelle relance pré-flop, pour finalement vous coucher une fois celui-ci découvert.

  1. Bluffer de façon inappropriée
Trois cas majeurs dans lesquels votre bluff a très peu de chances de succès :
  1. bluffer à une table à de très basses limites, où les joueurs,qui n’ont que de petits tapis et donc peu à perdre, sont bien plus enclins à suivre votre enchère ;
  2. bluffer de mauvais joueurs, car ils n’ont pas la vraie valeur des mains et des mises ; seuls les bons joueurs sont susceptibles de faire de bons lay down$** ;
  3. tenter de bluffer quand plusieurs joueurs sont engagés dans le coup.

De même, bluffer pour arracher un pot ridicule n’a pas grand sens, car vous risquez beaucoup dans l’espoir de remporter peu. Seuls les gros pots, joués en duel et face à un joueur de qualité, valent le coup de prendre de gros risques.

  1. Ignorer les places payées en tournoi

En tournoi, on joue certes pour le sport, la compétition, la performance. Mais les gains ont aussi leur importance, en particulier si l’épreuve est bien dotée. C’est pourquoi votre stratégie de jeu doit changer et s’adapter aux différents niveaux du tournoi. Notamment, vous devez sensiblement « serrer le jeu » à l’approche des places payées, et même passer de très fortes mains si vous risquez de finir dans la bulle en vous engageant de trop. Le champion du Monde 1983 Tom Mac Evoy avoue sans complexe avoir jeté une paire d’As à deux reprises dans une telle configuration ! 

  1. Suivre avec des tirages faibles ou sans évaluer ses outs après le flop

Beaucoup de joueurs se contentent de jouer les coups à l’humeur ou au feeling. Cette « méthode », qui peut occasionner quelques coups d’éclat trop vite assimilables en coups de génie, est bien évidemment perdante sur le long terme. Seules les mathématiques, en l’occurrence le calcul des cotes (l’évaluation du risque d’une mise par rapport à l’argent qu’elle peut potentiellement nous rapporter), s’avère une stratégie statistiquement rentable. C’est pourquoi il faut absolument connaître les probabilités de tirages les plus courants, telles la couleur, la quinte bilatérale, les deux etc. (voir Live Poker n°3), et ne suivre que si vous êtes à peu près sûr que, si vous complétez votre tirage, il sera gagnant. Par exemple, si vous êtes sur un tirage couleur à hauteur 9, gardez quand même à l’esprit qu’un autre joueur peut être sur le même tirage que vous, mais à une hauteur supérieure, voire max. Et si vous êtes sur un tirage à couleur max, mais que le board affiche une paire, la couleur ne sera peut-être pas suffisante car il se peut qu’un adversaire ait un full

* Offsuit : dépareillés.
** Lay down : un « passe ».

Attention, péché d’orgueil
Certaines de ces erreurs, quelles soient spécifiques à des situations de tournoi ou de cash game, vous paraîtront peut-être évidentes, mais nous avons tous débuté un jour…
Ceci dit, il arrive que même les plus grands champions se laissent déborder par la situation, la colère, la curiosité ou tout simplement un excès de confiance. Souvenez-vous toujours que la première des erreurs à ne pas commettre est de sous-estimer ses adversaires.

publié par groferpoker publié dans : Poker
Mardi 19 Février 2008
Au No-limit Hold’em, les paires moyennes sont toujours difficiles à négocier. Pas assez fortes pour être serein, mais trop fortes pour ne pas leur donner une chance…Live Poker vous donne les meilleurs tuyaux pour en tirer le maximum, ou pour limiter les frais sans trop de dégâts.

Paire d’As ? Paire de Rois ? Facile, le coup est dans la poche (ou presque !). Et avec une paire de Dames ou de Valets, même si on ne se sent pas invincible, on envisage le coup avec une certaine confiance et un optimisme justifié. Une paire de Sept, de Huit, de Neuf, ou même de Dix, et les choses se compliquent. On se demande toujours comment aborder ces paires intermédiaires : vaut-il mieux être agressif ou au contraire privilégier un jeu tout en finesse ? Ma position est-elle favorable à l’une ou l’autre de ces deux options ? Et face à mes adversaires du jour, laquelle de ces techniques sera la plus payante ? Autant de questions dont les réponses sont variables.

Une seule certitude : si les grosses paires sont souvent gagnantes même sans amélioration, il est revanche bien difficile de remporter un pot dans lequel plusieurs joueurs sont impliqués avec une paire intermédiaire. A moins bien sûr d’avoir amélioré au flop. C’est-à-dire d’avoir trouvé son brelan. Soit à peine 12% de chances que cela arrive ! Par conséquent, dans 88% des cas, vous n’aurez guère plus après le flop que ce que vous aviez en main avant. Certes, une paire moyenne peut quelquefois s’avérer suffisante pour gagner au flop, si celui-ci est inoffensif (pas de possibilité de quinte ou de couleur, pas de grosses cartes…), autant dire une infime minorité de cas. Résultat des courses : pour gagner avec une paire moyenne, il faut améliorer au flop ! Sinon, il faudra « lâcher » le coup en cours de route, sous peine de perdre un « max » de jetons.
Alors comment jouer sa paire moyenne pour qu’elle devienne profitable ?

Jouez-la « masqué » !

Le joueur agressif qui choisit de relancer avec une moyenne paire comme il le ferait avec une grosse paire ou un « bel » As a pour unique espoir que tous les joueurs se couchent sans livrer combat. Car, dans le cas contraire, bon courage pour négocier un flop où les grosses cartes se bousculent, avec en plus un tirage à la couleur ! Or, dites-vous bien que, sur une table de 8 à 10 joueurs, même en relançant très fort, vous aurez toujours un « client ». Que vous ne ferez pas passer s’il a une grosse paire en main, un As bien accompagné ou tout autre bon jeu. Vous aurez donc inutilement perdu des jetons, là où il suffisait de « caller ».

C’est l’une des raisons pour lesquelles il est généralement déconseillé de relancer une moyenne paire pré-flop, mais ce n’est pas la seule.
La seconde raison est d’ordre plus technique : elle relève de la rentabilité et fait intervenir les pot odds, la cote financière. Puisque les paires intermédiaires n’ont que 12% de chances d’améliorer au flop (même si le gain n’est pas garanti à 100%, vous êtes en très bonne voie !), alors il faut que le « jeu en vaille la chandelle ». C’est-à-dire que les gains potentiels du coup doivent être à la hauteur des risques que vous prenez. En d’autres termes, il faut que le rapport entre la cote financière du pot et les chances de gains soit en votre faveur. Alors seulement vous aurez rentabilisé votre main.

Prenons un exemple concret

Vous avez une paire de Neuf en mains, et vous vous trouvez face à huit adversaires qui, comme vous, ont payé les 10$ de blind pour voir le flop. Le pot est alors de 90$, ce qui signifie que, si vous remportez le pot, vous gagnerez 8 fois votre mise. Ce rapport mise/gains de 8 pour 1 (80$ gagnés pour 10$ misés) est en adéquation avec vos chances de gains, qui sont de 12% (7,5 contre 1). A l’inverse, si vous n’êtes que deux joueurs dans le coup pour un pot de 20$, vous ne remportez qu’une seule fois votre mise (10$ gagnés pour 10$ misés), ce qui constitue un retour sur investissement de 1 pour 1, donc très faible au regard des probabilités d’amélioration de votre main.

Ainsi, contrairement à ce que l’on pourrait peut-être croire, il ne faut pas isoler ses adversaires lorsqu’on a une paire moyenne en main. Car les paires intermédiaires ne sont statistiquement rentables qu’avec un pot très supérieur à votre mise, donc avec un maximum de joueurs dans le coup.

Enfin, troisième argument : la profitabilité. Dans l’hypothèse fastueuse où vous « touchez votre brelan », il va falloir que ça rapporte. Pour cela, il faudra que votre adversaire touche lui aussi son jeu. Et ce sera chose d’autant plus probable si le pot n’a pas été relancé et que de nombreuses mains intermédiaires sont entrées dans la partie. Ainsi, imaginons que vous avez une paire de Sept. Vos adversaires ont des mains moyennes telles que R-10, D-V ou A-3 assortis. Et là, le flop s’affiche : A, 7, 3. Inutile de vous dire qu’avec votre brelan de Sept bien camouflé, vous n’aurez aucun mal à soutirer une bonne pile de jetons à votre adversaire qui floppe deux miraculeuses paires…

On comprend mieux maintenant pourquoi la relance pré-flop est un choix tactique douteux, à la fois risqué et peu rentable.

Risqué, parce qu’en relançant avant le flop, vous pourriez vous retrouver face à une grosse paire (ou du moins une paire supérieure), contre laquelle vous partez perdant à 4 contre 1. De plus, vous vous exposez à sur-relance qui vous placerait alors  devant une décision difficile, voire marginale.
Peu rentable, car en plus de vous priver d’une bonne cote financière, vous décourageriez certains joueurs ayant des mains intermédiaires de rentrer dans le coup, ceux-là mêmes qui seraient susceptibles de vous payer.
           

Apprenez à jeter votre paire

Même si cela peut paraître inconcevable de prime abord, il est des situations où il vaut mieux jeter sa paire de Sept ou de Huit avant le flop. C’est une décision encore plus pénible si on n’a pas « eu de jeu » depuis 40 minutes, mais elle peut être salvatrice. Car si  vous vous obstinez envers et contre tout (et tous !) à jouer votre moyenne paire, vous pourriez y laisser une bonne partie de votre tapis, sinon son intégralité. Comment faire pour éviter cela ?

La réponse est toute simple, mais elle mérite néanmoins d’être énoncée clairement : pour être sûr de ne pas s’accrocher à sa main et perdre tout un tas de jetons, il suffit de ne pas la jouer ! Oui, dans certaines situations précises, il peut être parfaitement raisonnable, et même vivement recommandé, de jeter sa paire avant le flop. Exemple : vous êtes UTG avec une paire de Huit, vous callez, un joueur relance, un autre passe, un autre encore sur-relance… et enfin un cinquième paye cette surenchère ! Vous la sentez comment, là, votre petite paire de Huit ? Avec toutes ces relances, payées rubis sur ongle, il y a fort à parier qu’une grosse paire (au moins) vous attend au tournant. Et même en considérant qu’il n’y a pas d’autre paire à la table mais uniquement des grosses cartes connectées, vous êtes certes légèrement favori face à des mains telles que A-R, A-V ou encore R-D prises séparément, mais vous êtes en revanche outsider à 2 contre 1 si vous les affrontez toutes à la fois. Sans compter que dans ce genre de situations, il est à prévoir que la suite du coup sera orageuse, que les jetons vont valser et les tapis s’envoler. Vous devrez donc absolument avoir « floppé » votre brelan pour rester dans le coup, car vous n’aurez pas de carte gratuite. Or, plus de 9 fois sur 10, il n’y aura pas de miracle…

Vous savez maintenant quelle est  la façon la plus appropriée et la plus rentable de jouer les paires moyennes : caller, espérer qu’un maximum de joueurs entre dans le coup, ce qui vous garantit une bonne cote financière et augmente vos chances de tomber sur un adversaire qui, lui aussi, aura trouvé un jeu suffisamment gros pour vous payer (mais de préférence pas suffisamment gros pour vous battre …). Et à présent que ces mains « piège » n’ont plus de secret pour vous, vous ne les jouerez plus jamais au petit bonheur la chance ou au « feeling », mais comme un vrai pro. Vos adversaires n’ont qu’à bien se tenir !

 Les 10 règles d’or
  1. Les paires moyennes gagnent rarement sans amélioration (brelan ou mieux).
  2. Les paires, quelles qu’elles soient, s’améliorent peu souvent (à peine plus d’une fois sur 10).
  3. Les paires moyennes sont jouables si les enchères pré-flop ne sont pas élevées et que le pot est important, car alors votre cote financière est bonne.
  4. Les paires moyennes doivent se jouer « masquées » et avec finesse.
  5. Les paires moyennes, quand elles s’améliorent au flop, sont une arme redoutable pour attaquer des adversaires qui auraient floppé un gros jeu comme deux paires.  
  6. Pour gagner avec une paire moyenne, vous devez « toucher ». Sinon, apprenez à jeter vos cartes sans trop de regrets.
  7. Méfiez-vous si vous avez affaire à de multiples surenchères pré-flop, car cela signifie presque à coup sûr qu’il y a – au moins – une grosse paire en face. Ne vous accrochez pas à une main dont vous savez qu’elle sera sûrement perdante.
  8. Les paires moyennes sont parfaitement jouables face à une relance pré-flop, et peuvent être gagnantes si le board est inoffensif.
  9. En short-handed, les paires moyennes se jouent comme des grosses paires.
  10. Les paires moyennes sont de bonnes mains pour miser votre tapis pré-flop s’il ne vous reste que peu de jetons.
 
publié par groferpoker publié dans : Poker
Mardi 19 Février 2008
1. Que signifie le mot « all-in » ? Il désigne le fait de faire « tapis », c'est-à-dire de miser tout son capital sur un seul coup. Vous pouvez faire « all-in » à chaque étape de la partie. Cette situation est beaucoup fréquente en Texas hold’em no limit.

2. Que signifie le mot « check » Ce terme signifie participer au coup sans miser d’argent.Pour pouvoir « checker »aucun de vos adversaire ne doit avoir déposer d’argent sur la table. Vous ne pouvez pas checker au pré-flop sauf si vous êtes en surblind et que personne ne vous à relancer.

3. Que signifie le mot « blind », et combien y-en a t-il ? Les blind ont été créé pour éviter qu’un joueur qui s’assoit à une table de poker avec 100$, qui passe 3 heures sans jouer un seul coup, reparte avec ses 100$. L’effet direct des blind est de stimuler les joueurs à rentrer dans les coups. C’est un peu une taxe de jeu que vous devrez payer 2 fois tous les 10 coups. Une fois comme blind et une fois comme surblind. La seule différence est la valeur de la taxe qu’ils doivent payer. La valeur de cette taxe est définie à l’avance. Le blind paye la moitié de la taxe du surblind. On peut dire aussi que le surblind paye 2 fois plus que le blind.